Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie de Marseille


Congrégation fondée à Marseille en 1823 par Marie-Catherine Ruel, en religion Marie de Saint Augustin de Jésus (1801-1874), avec l'aide du père Henri-François de Paule Tempier, OMI (1788-1870).

La congrégation a disparu à la suite des lois de 1901.

"L'institut des Religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie, de Marseille, a été fondé par Marie-Catherine Ruel, née le 8 septembre 1801 à Salon, Aix-en-Provence (décédée 26 juillet 1874). Dès son adolescence, Marie-Catherine Ruel instruit les jeunes enfants à la religion, et au début des années 1820, avec trois compagnes, elle fait vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. À la même époque, elle reçoit la visite de la Mère de Jésus, qui lui parle de fonder un lieu, une maison pour elle et son fils, un lieu dédié aux saints noms de Jésus et de Marie. Lors de cette même apparition, la Vierge Marie présente à Marie-Catherine les constitutions et le costume du futur institut. Pour la guider dans ces démarches de fondation, Marie-Catherine va rencontrer l’abbé Eugène de Mazenod, à Marseille.

En novembre 1823, les statuts du futur institut sont rédigés et présentés à l’évêque de Marseille. C’est ainsi qu’est fondée la congrégation religieuse des Saints Noms de Jésus et de Marie, vouée à l’éducation des jeunes filles de classe ouvrière. Malgré les embuches et les difficultés des débuts, la communauté se développe et réunie de nombreuses élèves dans des écoles autour de Marseille. Par ces épreuves, la congrégation et Mère Marie-Saint-Augustin de Jésus prouvent leur soumission et leur obéissance et en octobre 1828, la fondation de la communauté est reconnue et définitive.

Dans les pensionnats et les écoles de Marseille où les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie œuvrent, les lettres, les sciences humaines, les arts et la formation chrétienne sont enseignés. Toutefois, à partir de 1901, un sectarisme se déchaine sur la France. Ainsi, en 1903, alors que plus de deux cents religieuses SNJM enseignaient dans 30 pensionnats et écoles, l’œuvre est détruite : la même journée, la supérieure générale et son assistante sont condamnées à la prison, toutes les maisons sont vendues et les sœurs sont jetées à la rue. En 1905, la Communauté des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie de Marseille est dissoute sous la Loi Combes. Certaines se résignent, d’autres se réfugient dans des communautés qui résistent. En 1911, une seule se joint à la congrégation québécoise. Il s’agit de Sœur Marie de Sainte-Marthe."

Source : http://www.snjm.org/en/get-involved/become-a-volunteer/156-snjm-services/index.php?option=com_content&view=article&id=446&Itemid=904

Mère Marie de Saint Augustin
Père Tempier
L'ancienne maison mère à Marseille, aujourd'hui 110 boulevard de la Libération

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